Anicet-Georges Dologuélé joue grand avec un symbole : il regagne le pays la veille de la « Journée internationale de la paix » (21 septembre)

Il retourne au pays et accueilli par de nombreux militants dans l’esprit de la paix, après un long séjour en France où il y est allé rendre son passeport français

2025, année d’élections multiples en Centrafrique, le climat politique est certes calme mais rien ne garantit ce climat après la tenue en un seul jour de quatre scrutins groupés : présidentielle, législatives, municipales et régionales. Après quelques mois hors du pays, Anicet -Georges Dologuélé a retrouvé hier le sol natal et celui de ces ancêtres; à peine réveillé ce son long voyage, le leader de l’opposition a certainement entendu comme l’ensemble de la classe politique les doléances de Mme Tomoko Akane, Présidente de la Cour pénale internationale s’exprimant solennellement ce dimanche, 21 septembre, à l’occasion de la journée consacrée à la paix à travers le monde.

La justice et la paix sont indissociables ; sans obligation de rendre des comptes, il ne peut y avoir de véritable réconciliation ni de stabilité durable. La Cour pénale internationale représente une lueur d’espoir pour les victimes des crimes les plus graves, garantissant que les auteurs d’atrocités répondent de leurs actes. En cette Journée internationale de la paix, nous réaffirmons notre engagement indéniable à faire respecter l’état de droit, à donner une voix aux victimes et à contribuer à un monde ou l’état de droit prévaut. »

Ces doléances adressées au monde entier ne vont certainement pas tombées dans les oreilles des sourds. La journée internationale de la paix est célébrée chaque année le 21 septembre, et observée dans de nombreux pays depuis sa création, en 1981. Elle est dédiée à la paix et particulièrement à l’absence de guerre, qui doit se manifester par un cessez-le-feu dans les zones de combat.

En cette année électorale sensible, des tensions ou du moins de  nombreux points d’incompréhensions existent entre le pouvoir et la classe politique dite « radicale » formant un ensemble appelé Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) sont à même de menacer la paix en Centrafrique d’autant plus que ce pays a, par le passé, connu tant de conflits meurtriers et que de nombreux auteurs de crimes graves sont aujourd’hui soit poursuivis par la justice internationale (CPI et CPS) soit déjà condamnés par ces ces juridictions, calmant ainsi la douleur des victimes qui se comptent en milliers à travers le pays. Et si le thème de cette année « Agissons pour un monde pacifique » pourrait se réduire à « Agissons pour une Centrafrique pacifique ?

Gilbert G. Mbakop

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