L’intelligence artificielle (IA) fait son entrée dans le milieu de la presse en Centrafrique

Le ministère en charge de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications que conduit Justin Gourna-Zacko initie des journalistes à cette nouvelle science qui vise à simuler l’intelligence humaine

 Là où on attendait le ministère de la Communication et des Médias, sans inspiration aucune ; c’est plutôt celui chargé de l’Economie Numérique, des Postes et Télécommunication qu’on a vu et apprécié. Justin Gourna-Zarko, le chef de ce département vient de prouver qu’il n’est pas le dernier à constater le niveau professionnel pitoyable des journalistes en Centrafrique en organisant dans les locaux de son ministère une séance de formation sur l’intelligence artificiel (IA) à l’endroit des journalistes. Cette grande idée proposée par le Réseau des journalistes francophones de Centrafrique (RJFC) vient ainsi d’être concrétisée.

En deux jours, une équipe de formateurs, conduite par Gauthier Guezenwane, Chargé de mission en matière d’Economie numérique a entretenu une quinzaine de journalistes (public et privé) sur l’usage de cette nouvelle science qui vise à simuler l’intelligence humaine, en accomplissant des fonctions telles que l’apprentissage, la résolution de problèmes, la prise de décision et la compréhension du langage. « Avant cet atelier je n’avais aucune idée sur l’IA, laquelle se subdivise en trois catégories : l’intelligence artificielle étroite (ANI), l’intelligence artificielle générale (AGI) et la super intelligence artificielle (ASI). » se réjouit Pascal Bouténé président du RJFC (à droite, aux côtés du ministre sur la photo.) Après cette séance de découverte et d’initiation basique, la plupart des participants n’ont pas caché leur satisfaction : « Nous insistons sur la nécessité de multiplier davantage le renforcement de capacités des professionnelles de l’information que nous sommes ; afin d’acquérir de nouvelles compétences » souhaite Jonathan D. Gonisséré (Radio Sewa).

De graves conséquences de l’intervention de l’IA dans l’affaire Armel Sayo

Une préoccupation majeure qui est allée tout droit dans les oreilles du ministre Justin Gourna-Zarko qui a personnellement présidé à l’ouverture de cet atelier. « Je vous assure que dans le domaine de l’IA, il y a beaucoup de choses que vous (journalistes) et nous devons faire ensemble. Vous voyez le phénome qui se passe chez nous, les gens ont confondu un moyen d’éducation, de formation (IA, s’entend) à des moyens de diffamation, de viol et de vol ; et nous, en tant que pays, nous devons chercher à endiguer cela ; d’abord par des textes législatifs et également par la communication. » allusion faite probablement à l’affaire Armel Sayo où certains médias se sont laissés entrainer dans la manipulation d’une vidéo produite par l’intelligence artificielle ; et qui avait fini par jeter tout le pays dans la psychose en cette période sensible où la moindre information non vérifiée s’avère dangereuse pour la cohésion et l’équilibre sociale. Le ministre a aussi profité des micros tendus par ces journalistes pour affirmer : « Nous sommes en voie de création d’une agence chargée de réprimander tous les dérapages sur les réseaux sociaux ; et nous sommes conscients qu’une bonne formation des journalistes aiderait ces derniers à ignorer les mauvais côtés de la nouvelle technologie au profit des biens faits qu’offre cette dernière. »

Récit : Gilbert G. Mbakop

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