Avec près de 16/20 au Bac, Mlle Yotoli Remadji gracia Mirabelle, envoie un message aux femmes:  » prenons le pouvoir dans les urnes »

Et si le très bon score des jeunes filles au Bac toutes séries est un facteur déclenchant la multiplication des candidatures féminines aux prochaines élections ?

L’examen du Baccalauréat 2025 en Centrafrique va rester dans l’annale pour au moins deux raisons : d’abord marquée par la tragédie survenue au lycée Boganda au deuxième jour de composition des épreuves écrites. Bien que des garçons figurent parmi les victimes décédées, mademoiselle Abounga Anne et une vingtaine d’autres jeunes filles comme elle y ont laissé leur vie et des centaines d’autres portent encore de graves cicatrices qu’il faut de nombreuses années pour disparaitre. Après cet évènement douloureux, des jeunes lycéennes se sont lancées dans une sorte de revanche sur la vie en pulvérisant tous les records de résilience académique. Si le taux de réussite au Bac de cette année est de 31,9 % contre 18% en 2024, elles y sont pour beaucoup. Les faits les plus saillants se trouvent au tableau des meilleurs lauréats où elles occupent les neuf premières places sur les treize séries. Le palme d’or revient à mademoiselle Yotoli Remadji gracia Mirabelle du lycée Bossangoa avec une impressionnante note, frôlant les 16/20 et sous la surveillance de William Ndjapou, enseignant chercheur ci-devant président du jury de cet examen pour la circonstance et de Benjamin Gbaté, proviseur du lycée de cette ville de province. Comme quoi, ce n’est pas seulement à Bangui qu’il faut chercher des intelligences en Centrafrique, même dans les villages où Enerca n’est pas présent, on peut trouver des génies surtout du côté des femmes donnant malheureusement l’impression de fuir (à tord) de vraies responsabilités: politiques.

En cette année électorale de grande importance avec les élections de proximité, nos jeunes filles, à travers leur haute performance académique, tendent ainsi la perche à leurs sœurs, mamans et tantes, les encourageant à prendre le pouvoir dans les communes et au parlement, à défaut la présidence de la République, ce dont la première dame Brigitte Touadéra militerait.

La rédaction

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