Armel Sayo « meurt », enterré et se réveille de sa tombe plusieurs jours après, seul Jésus Christ a fait pareil

Il était donné pour « mort » et certains leaders politiques avaient vite fait d’attribuer son présumé assassinat au régime, ce grossier mensonge retombe sur eux, en cette période de pré-campagne électorale

Avant lui, il y a plus de 2000 ans, Jésus Christ avait déjà réalisé ce miracle : mort et ressuscité. Aujourd’hui Armel Sayo, « pasteur » dans une autre vie fait pareil, malgré lui. Donné pour mort par assassinat au Camp De Roux et enterré à Berengo, il réapparait, bien portant aux yeux de ses nombreux disciples croque-morts. L’histoire du colonel Armel Sayo est un contre-exemple pour la jeunesse. Ce jeune homme nous sert cette triste image traduisant exactement l’état d’esprit dominant au pays, la Centrafrique, où nombre de nos compatriotes sont enivrés par de folles prétentions et ambitions démesurées. Sans le moindre niveau (pour simplement gérer sa propre petite famille) et sans préparation, on vise le fauteuil présidentiel en succombant facilement devant une seule petite bouteille de champagne, au détriment des intérêts de son propre pays et au profit des commanditaires, des puissances extérieures. Pourvu qu’on devienne président de la République, pas moins. Voila bien ce qui caractérise bon nombre d’aventuriers qui pourrissent la vie des paisibles populations de ce pays, comme ce Sayo. Et ce qui est à déplorer dans cette histoire sinistre, c’est que des hommes politiques au crépuscule de leur carrière et/ou sans épaisseur ont pris d’assaut les antennes d’une radio coloniale et autres canaux de communication pour nous vendre les notions de droits de l’homme en voulant faire passer Sayo comme une victime (assassinée), le « symbole » de la « dictature » du régime Touadéra. La politique du mensonge et de la malhonnêteté autour d’une vie humaine, quand tu nous tiens !

La politique du mensonge et de la malhonnêteté autour d’une vie humaine, quand tu nous tiens !

Maintenant que le ressuscité, ancien ministre, ancien rebelle, ancien pasteur, ancien signataire des Accords de Khartoum, ancien basketteur, ancien mannequin des conseils de ministres (pour ses costumes bien taillés, sur mesure), ancien porte-parole de tous les groupes armés (pour son éloquence), etc. qu’il est bel et bien vivant, on attend le mea culpa de tous ces croque morts qui ont cru que parler de l’ »assassinat » de ce semeur de trouble multi-récidiviste leur remettrait en bonne place sur la scène politique. C’est raté. Au micro de la radio Centrafrique, ce Sayo a reconnu avoir commis de graves erreurs en tant qu’humain, cette confession et cet aveu relèvent d’une bonne dose de courage. Ces propos tenus en présence du ministre Maxime Balalou, Porte-parole du Gouvernement (l’image ci-dessus circule rapidement sur les réseaux sociaux) sont pour nous un réveil de conscience; mais cela ne doit pas freiner l’action de la justice. L’histoire de Monsieur Sayo ne doit pas être enseigner dans nos écoles; il a le sang de nombreux compatriotes dans l’arrière-pays sur les mains ; en dehors de cette accusation de tentative du renversement de l’ordre constitutionnel, avec l’aide de l’étranger. Il doit répondre de ses actes et assumer les conséquences. En attendant, nous lui tirons notre coup de chapeau sur ce coup-là : Reconnaitre qu’on s’est trompé est un acte d’humilité et d’honnêteté intellectuelle, et c’est chez des grands esprits qu’on trouve ces qualités.

PS : On a vu des médias grandement financés pour servir les intérêts de leurs patrons européens véhiculer à grande échelle tout et n’importe quoi sur le prétendu assassinat d’Armel Sayo. Leur campagne de lutte ( très orientée) contre les fausses informations appelée : « stop na aténé » ou « Tcheck news » signifierait démentir véhément telle information en alimentant et/ou en amplifiant telle autre surtout lorsque ça les arrange.

Gilbert G. Mbakop, éditorialiste (Tel : 72 06 50 12 / 75 54 64 94, courriel : mbakopgilbert20@gmail.com)

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