Deux semaines après le drame au lycée Boganda, le parquet de Bangui fait arrêter des premiers présumés coupables, l’heure des comptes a sonné
Certaines familles des victimes sont toujours en deuil, car les plaies sont encore béantes mais la vie ne s’arrête pas pour autant. D’un côté le ministre de l’Education qui ordonne la reprise des épreuves restantes de l’examen du Baccalauréat 2025 dans un autre lieu (14 juillet) et de l’autre le parquet qui brandit déjà son premier trophée, en termes de responsables déjà identifiés de la tragédie que le monde éducatif centrafricain ne l’oubliera pas de sitôt.
Au lendemain des incidents malheureux survenus le 25 juin au lycée Barthelemy Boganda, l’enquête judiciaire ouverte par le parquet de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui sort ses premières conclusions, après deux semaines de recherches et analyses. Cette enquête a abouti à l’interpellation d’une dizaine de présumés auteurs, immédiatement placés en détention provisoire avec pour motifs : homicides involontaires, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ; des infractions prévues et punies par des dispositions des articles 83 et 253 du code pénal centrafricain.
Le communiqué signé par Narcisse Ted Issa Bedengba, 1er substitut de base du procureur de la République ne mention pas les noms de ces présumés auteurs; mais l’on sait que le Directeur Général, le Directeur de la Production et du Transport, ainsi que le Chef de Bureau de la Distribution et de l’Exploitation ont été immédiatement suspendus après le drame. Difficile de ne pas penser que ces trois individus ne figureraient pas sur la liste.
La rédaction
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