Et si le 24 juillet 2025 à la Cour pénale internationale (CPI) devenait « Jour de justice » pour les victimes des tristes évènements de 2013/2014 en Centrafrique ?

Les populations victimes comptent des jours restants, les oreilles tendues vers La Haye pour le verdict dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona, deux anciens chefs de guerre accusés de crimes graves…

Le verdict tant attendu arrive à grands pas : dans toutes les conversations au Km5, quartier peuplé majoritairement par de musulmans, deux noms reviennent sans cesse : Alfred Yekatom, alias Rambo et Patrice Edouard Ngaïssona. Entre 2013 et 2014, de très nombreux musulmans (centrafricains ou étrangers) ont payé un lourd tribut entre les mains des rebelles ivres de sang et de destructions. Des nombreuses victimes y ont laissés leur vie, d’autres leurs biens ou alors perdu jusqu’à leurs intégrités : physique, morale. Aujourd’hui à la prison de la Cour pénale internationale (CPI), Patrice Ngaïssona et Alfred Yekatom sont les plus connus des accusés de ce grand massacre antimusulman qui hante encore des esprits, une dizaine d’années après. Le 24 juillet, la Chambre de 1ere instance V de la Cour pénale internationale va rendre son jugement dans l’affaire qui oppose le Procureur à ces deux anciens chefs rebelles anti-balaka, incarcérés depuis déjà plusieurs années à La Haye.

Le public centrafricain est déjà informé de ce jugement ; car l’équipe CPI/RCA descend régulièrement dans l’arrière-pays pour sensibiliser et informer les populations autour de cette affaire triste. Après Bossangoa (Nord-Ouest du pays), c’était le tour de Mbaïki (partie Sud) de voir des centaines de personnes se rassembler ; parmi lesquelles des communautés de victimes, autorités locales, chefs religieux et femmes, tous accourus pour être édifiés autour du jugement de ceux-là que beaucoup considèrent comme « leurs bourreaux ». Ngaïssona et Yekatom condamnés sévèrement ou relaxés purement et simplement, comme Maxime Mokom ? En Centrafrique, le tableau de décompte est très sollicité : JJ- 14

Gilbert G. Mbakop

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