L’incompétence notoire, le favoritisme et le bricolage règnent en maitres chez nous : la tragédie du lycée Boganda (pourtant évitable), vient nous le rappeler, brutalement

Aujourd’hui le lycée Boganda, demain peut-être le Palais de la Renaissance ; parce que notre seconde nature se décline en au moins trois mots : IRRESPONSABILITÉ, TRICHERIE et INCOMPÉTENCE notoires

Chaque quartier, chaque rue et ruelle de la capitale (celle menant chez le Chef de l’Etat comprise, d’ailleurs ce lycée est-il loin de son domicile ?) a son vieux transformateur électrique ou autre installation extrêmement dangereuse pour la sécurité individuelle et/ou collective ; le pire est qu’on a l’impression que personne n’est scandalisé. Les médias publics sont invraisemblablement absents dans la conscientisation des esprits, compréhensible : « ils sont entre les mains des derniers des incompétents » se désole en pleurant notre excellent confrère Christian Aimé Christian Aimé Ndotah, le « Zaïrois » talentueux qui a l’art de rendre fou de complexe certains « intellectuels » de la 7ème République

Chez nous l’anarchie indescriptible serait notre seconde nature, l’anormal serait considéré comme NORMAL, l’inacceptable est ACCEPTÉ et cerises sur le gâteau : pour des raisons obscures, des derniers des médiocres sont portés à des grands postes qui ne devrait pas leur revenir ; et à l’arrivée, des morts comme ceux du lycée de Boganda viennent nous rappeler que nous serions tous des IRRESPONSABLES. En attendant la suite des enquêtes dégageant les responsabilités au niveau du parquet, pas besoin de chercher midi quatorze heures : l’incompétence est la 1ere cause du drame du lycée Boganda. Les trois jours de deuil national, décrété par le Chef de l’Etat sont épuisés ; une équipe gouvernementale, conduite par Aurélien-Simplice Zingas, ministre d’Etat de l’Education nationale est sur le terrain pour rassurer les familles éprouvées du soutien du plus haut sommet de l’Etat en ce moment douloureux. Selon la Radio publique, les candidats inscrits à l’examen du baccalauréat 2025 série A4 pour les deux Centres du lycée Boganda vont devoir retourner dans leurs salles respectives pour achever leur examen, interrompu suite à la tragédie ayant plongé tout le pays dans l’émoi. Sur les 5311 candidats au départ, au moins 29 vont malheureusement manquer à l’appel, tous tués lors de la grande bousculade provoquée par une explosion d’un vieux transformateur électrique, connu de tous depuis des années.

Aujourd’hui le lycée Boganda, demain le Palais de Renaissance ?

En attendant, les 21 familles (décompte des autorités) ayant perdu au moins un enfant sont toujours en deuil ; et l’Etat qui a sa part de responsabilité pour plusieurs raisons ne se fait pas prier pour prendre les devants quant aux obsèques. Cette équipe gouvernementale que conduit le ministre Zingas, sillonne tour à tour les familles endeuillées pour leur rassurer de l’engagement du gouvernement à les accompagner dans cette épreuve éprouvante. Chaque famille visitée est censée recevoir une assistance matérielle et financière, des vivres aussi. Il est aussi annoncé que « des véhicules seront mis à leur disposition pour des cérémonies funéraires. Certains parents souhaiteraient même que l’Etat leur trouve une parcelle à Ndress dans le 4eme arrondissement pour l’inhumation. Voilà des familles qui n’ont rien chercher mais vont devoir faire sans leurs enfants, morts gratuitement. Aujourd’hui le lycée Boganda, demain peut-être le Palais de la Renaissance ; parce que notre seconde nature se décline en au moins trois mots : IRRESPONSABILITÉ, TRICHERIE et INCOMPÉTENCE notoires. Barthélemy Boganda, le Père de la Nation (donc le lycée devrait porter fièrement son nom) va se retourner plusieurs fois dans sa tombe en voyant ce qu’est devenu son pays.

Gilbert G. Mbakop, éditorialiste (tél : 72065012 / 75546494, courriel ; mbakopgilbert20@gmail.com)

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