L’examen du Baccalauréat 2025 à Bangui tourne au drame : des morts et de nombreux blessés, suite à une explosion provoquant un mouvement de panique générale
L’examen écrit du Baccalauréat de juin 2025 tourne au cauchemar, entrainant avec lui de nombreuses vies humaines. Pourtant tout avait bien commencé avec les épreuves de philosophie et de l’anglais pour la journée de mardi 23 juin ; la jeune Prephina Bébé (photo) et les autres candidats sont rentrés à la maison tout contents d’avoir assez bien abordé les premières épreuves. Sans se soucier de rien, la jeune Prephina du lycée Fatima, âgée de 18 ans était loin de penser que cet examen n’irait pas à la fin et que d’autres candidats comme elle y laisseraient leur peau. Tous étaient pourtant là ce mercredi, 24 juin, pour les épreuves de Français et d’Histoire Géographie ; mais c’est plutôt le drame qu’ils ont essuyé comme un coup de massue… en lieu et place des épreuves attendues.
Suite à une panne technique, des agents d’ENERCA mènent des travaux de réparation; croyant avoir résolu le problème, ces agents rétablissent « imprudemment » l’électricité ; ce qui a provoqué une gigantesque explosion du très vieux transformateur d’électricité, situé au rez-de-chaussée du bâtiment principal. Les séquelles de la grave crise qu’a traversé le pays étant encore dans l’esprit de ces jeunes ; ajouté le fait que le lycée Boganda n’est pas loin du domicile du Chef de l’Etat (…), on peut comprendre la panique générale qui a gagné ce grand centre d’examen en ce moment-là. Dans le mouvement de panique et de débandade, des hôpitaux reçoivent une dizaine de morts et de nombreux blessés. C’est toute la République, conduite par le Premier ministre qui est descendue sur les lieux pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts humains. Aurélien Simplice K. Zingas, ministre chargé de l’Education nationale, visage rongé par une grande tristesse est dans tous ses états, lui qui, pendant toute l’année académique s’est battu corps et âme pour la réussite de l’année scolaire, partage la douleur des parents des victimes. Le communiqué qu’il signe pour dire ce qu’il s’est passé exactement serait trempé de larmes. Aux dernières nouvelles René Mandi, le chef de ce centre d’examen mythique est mort des suites de crise cardiaque tôt ce matin, 26 juin.
Le lycée Barthelemy Boganda comprend deux centres d’examen : « Boganda 1 » et « Boganda 2 » et regroupe 5311 candidats des séries A4 en provenance de six lycées: Martyrs, Fatima, Etat des Rapides, Gbaloko, Gobongo et Miskine.
Gilbert G. Mbakop
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