Le Chef de l’État, Premier magistrat du pays, prend les commandes des travaux des organes chargés de la traçabilité de la carrière des magistrats et juges centrafricains
Christian est un produit de l’Ecole nationale de la magistrature (ENAM), son père est mort devant lui par balle, tirée par l’un des belligérants du conflit que le pays a connu en 2014, lui et les autres membres de sa famille étaient pourtant réfugiés sur un site de déplacés internes : de là est né en lui l’envie de devenir magistrat « pour servir et rendre justice. »
Comme la plupart de ses collègues, Christian a bien suivi attentivement les travaux de la première session de l’année des trois organes de gestion de la carrière des magistrats et juges, tenue le jeudi 19 juin et rehaussée par la présence du Chef de l’Etat en personne. Le Conseil Supérieur de la Magistrature de l’ordre judiciaire a ouvert les travaux pour ensuite voir les participants se pencher sur de nombreux points : de la nomination dans les diverses fonctions judiciaires à la création des Cours d’Appel, des tribunaux d’instances et de grandes instances ainsi que des tribunaux administratifs au sein de chaque région du pays ; en passant par la nomination à la Chancellerie, l’admission à la retraite et l’intégration de nouveaux magistrats et juges dans la fonction publique, sans toutefois oublier la promotion. Au tour du Conseil d’Etat, à travers la Commission consultative et ses nombreux membres de prendre le relais pour faire entendre sa voix, portée par Dominique Saïd Panguindji, son président. Après quoi, la Conférence des Présidents et Procureur Général de la Cour des Comptes de passer pour marquer la fin des travaux, dirigés par le premier magistrat : Faustin Archange Touadéra.
A la fin de ces travaux et au micro des journalistes, Arnaud Djoubaye Abazene, le ministre d’État en Charge de la Justice, en pensant à son impact, ne s’est pas trompé : cette importante réforme doit (en principe) « redynamiser, démystifier et favoriser l’accès à la justice à tous (riches ou pauvres, grands ou petits). » Un grand défi qui se repose désormais sur les épaules des principaux acteurs de la justice, comme le jeune Christian.
Gilbert G. Mbakop (avec la Presse présidentielle)
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