Ngaïssona et Yekatom, deux chefs de guerres centrafricains : seront-ils reconnus coupables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité ? Verdict le 24 juillet prochain

La communauté de victimes, éparpillées dans tout le pays, a déjà les yeux sur le tableau de décompte : JJ-40

Personne n’ignore Ngaïssona et Yekatom, plusieurs années après de graves crimes qu’on leur impute. C’est deux anciens chefs de guerre puissants et crains au moment où ils régnaient en maîtres en Centrafrique : ancien ministre, ancien députe, ancien président de la Fédération centrafricaine de Football pour le premier ; ancien caporal-chef dans l’armée régulière centrafricaine et surtout ancien député se baladant avec une arme automatique chargée au sein de l’Assemblée nationale, au vu et su de tout le monde et personne n’osait broncher. Aujourd’hui, ils sont incarcérés dans une prison à La Haye depuis au moins cinq années en attendant le verdict de leur jugement. Ils sont accusés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité selon le Statut de Rome, ratifié par la Centrafrique, leur pays.

Partagées entre sérénité et crainte, les victimes encore vivantes des évènements sanglants survenus en Centrafrique entre 2013 et 2018 impliquant ces deux accusés. Si ce n’est pas un secret de reconnaitre que ces victimes comprennent l’essentiel des enjeux de ce procès, les procédures de la Cour, beaucoup parmi elles s’attardent sur leurs droits, principalement du point de vue réparations. Il a fallu un travail de l’équipe de l’information publique de la Cour pénale internationale en RCA qui s’est mise en quatre sur le terrain du rapprochement entre les communautés plus ou moins gravement touchées ; ceci au moyen des sessions d’information, de dialogues communautaires, entre autres. Certaines victimes, installées à Bossangoa (l’une des villes ayant gravement souffert de martyr durant le conflit armé), entourées de chefs religieux et des autorités locales ont bien pris part aux activités menées par cette équipe de la CPI.

Le compte à rebord est lancé a Bangui et dans tout le pays pour le verdict, annoncée pour le 24 juillet prochain ; en ce jour (14 juin), le tableau de décompte est déjà clair, lisible par tous: JJ-40.

Par Gilbert G. Mbakop

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