Gestion des 400 millions destinés aux travaux de réhabilitation du stade « 20 mille places » : une Commission d’enquête parlementaire se penche sur la moralité d’Héritier Doneng

Les députés veulent savoir pourquoi et malgré cette forte somme d’argent du contribuable, le complexe sportif Barthélemy Boganda ne répond toujours pas aux normes internationales

Le ministre de la Jeunesse et des Sports se veut serein et se « félicite » de la mise sur place d’une Commission mixte d’enquête parlementaire chargée « d’investiguer sur les travaux de réhabilitation » du Complexe sportif Barthelemy Boganda. Héritier Doneng dit à qui veut entendre que c’est bien lui qui, depuis l’année dernière, réclame cette commission d’enquête qui va laver son honneur et va tordre le cou à la délation dont il se dit « victime ». On est pressé de connaitre la suite de l’enquête. Cette commission que préside Guy Samuel Nganatoua a dix jours pour rendre sa copie au Bureau de l’Assemblée nationale ; on saura à partir du 20 juin, si l’utilisation et la gestion des 400 millions décaissées aux entreprises attributaires ne souffrent d’aucune anomalie, comme martèle le ministre.

Et si on parlait déjà de la nuit des longs couteaux ?

Cette affaire engage la carrière ministérielle et l’avenir du ministre ; elle a aussi ceci de curiosité que même si elle a été dénoncée en vain en son temps par l’opposition, sa résurgence est la conséquence d’une lutte fratricide au sein du Mouvement cœurs unis (MCU). Les protagonistes de l’autre camp viennent de la Fédération centrafricaine de Football et siègent en même temps au parlement ; et veulent régler leur compte au gouvernement à travers ce ministre « irrespectueux » envers des élus du peuple, selon eux. On parlerait de la nuit des longs couteaux dans le camp des soi-disant « soutiens indéfectibles » du président de la République ; d’autant plus que le mandat des députés tire à sa fin ; et l’actuel gouvernement vit ses derniers mois.

La rédaction

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