Dans un contexte de célébration des dix bougies de la Cour pénale spéciale, la justice pénale internationale réitère ses lettres de noblesse en Centrafrique

Par « son engagement indéfectible pour une justice plus équitable », la Cour pénale internationale (CPI) s’invite dans la formation et la sensibilisation des étudiants et autres acteurs de la justice, initiées par l’Organisation internationale de la Francophonie

Le contexte et la coïncidence s’y prêtent : pour cette année 2025 représentant les dix ans de la Cour pénale spéciale (CPS), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) concrétise ses trois programmes de formation destinés aux étudiants et en même temps des rencontres des professionnels de la justice. La deuxième édition s’est ouverte mardi 03 juin et s’est déroulée à l’Alliance française de Bangui, dans la même salle où s’était déjà déroulée la première, en février ; la troisième et dernière est prévue pour le mois d’octobre. Cette deuxième session des journées francophones sur la justice pénale internationale s’est ouverte pour la formation et la sensibilisation des étudiants de différents niveaux d’études de l’université de Bangui sur la notion de droit pénal international et s’est achevée le lendemain (04 juin) par un atelier d’échanges entre professionnels sur les pratiques judiciaires, réunissant des magistrats de la CPS, des magistrats nationaux et des avocats. Cette session a vu la participation du Dr Rebecca Bowao, magistrate congolaise et consultante internationale en justice transitionnelle. Elle est venue entretenir le public centrafricain sur le « comment briser le silence autour des violences sexuelles » et  sur le comment « favoriser l’accès aux professions judiciaires des femmes » dans la mesure où la RCA vit depuis plusieurs décennies des conflits armés internationalisés en plus de ceux se limitant sur son territoire. Elle propose des solutions en se fondant sur « le mécanisme de la justice transitionnelle, construit e sur quatre piliers : le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation et la garantie du non répétition »

Mike COLE, le Chef du Bureau de la Cour pénale internationale en RCA, et dans un humour british, vante les missions fondamentales de la Cour aux étudiants

L’OIF et ses partenaires dont l’Université de Bangui sont déjà à près de 300 étudiants formés selon Olivier Beauvallet de la CPS ; c’est-à-dire des professionnels du droit appelés à exercer demain et étant bien armés de compétence pour la gloire du principe philosophique et moral qu’est la justice. Le programme de cette année, toujours piloté comme par le passé par la CPS à travers Alexandre Tindano, et Bassem Chawky, tous les deux Substituts du procureur spécial ; il coïncide avec l’anniversaire de la Cour pénale spéciale qui fête ses dix années d’activité dans la traque des auteurs de crime grave et de crimes de guerre et contre l’humanité. Des étudiants, estimés à une cinquantaine ont cru se trouver dans une salle d’amphi avec le passage des intervenants dont celle très appréciée de Mike COLE. En 45 minutes et avec son accent très british, le chef du Bureau de la CPI en Centrafrique a usé de l’humour pour inviter l’assistance à faire un plongeon en direction de la Cour pénale internationale pour mieux comprendre son fonctionnement et ses missions fondamentales, basés sur « un engament solide en faveur de la justice équitable. » C’est le 03 juin 2015 qu’une loi a donné naissance à cette juridiction internationalisée où travaillent côte à côte desmagistrats étrangers et nationaux pour la même cause : faire vivre et régner la justice dans toute sa plénitude.

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