Ennemis de la République et fauteurs de troubles, ils ont empêché la tenue du meeting du BRDC, prévu le samedi 31 mai ; doit-on les interpeller ?
Touadéra ne mérite pas ça. Pendant qu’il se tue par-ci par-là pour le bien-être de la population, certains courtisans s’illustrent dans le zèle. Créer une « association de soutien de Touadéra », voilà bien leur seul savoir-faire ; ils veulent faire croire qu’ils aiment Touadéra plus que tout le monde ; en réalité ils torpillent l’image et la politique du Chef de l’Etat en posant des actes irresponsables.
Une attaque inutile et maladroite contre le dialogue inclusif
Le dialogue inclusif est dans l’air du temps ; et le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) avait programmé un meeting longtemps d’avance sur le terrain dit UCATEX ; ces leaders entendaient « expliquer à leurs militants » les sujets qu’ils veulent discuter avec le Chef de l’Etat. Où est le crime ici pour que des faucons et fauteurs de troubles se réclamant du camp présidentiel (cela reste à prouver) trouvent un prétexte ridicule pour l’empêcher ? Lisons cet extrait d’un communiqué venu de l’un de ces courtisans de la 7eme République :
En tant que président fondateur du Comité national de soutien Touadéra encore (sic) (CNSTE), j’invite chaleureusement tous les membres du bureau Koua ti kodro, ainsi que les leaders des associations et comités de soutien au Président Faustin Archange Touadéra à être présents aux activités de demain (31 mai, jour du meeting du BRDC)
« De la même manière, je sollicite la participation active des responsables du parti politique Mouvement cœurs unis (MCU) du 8eme arrondissement et tous les groupes affiliés, notamment les sections et cellules des Jeunes ainsi que les groupes de Femmes… »
Beaucoup avaient répondu à cet appel (à la bagarre bien évidemment) et des témoins ont constaté leur attitude violente et menaçante à l’endroit de certains organisateurs du meeting et sympathisants venus pourtant au compte goutte. Ce n’est ni moins qu’un trouble à l’ordre public de la part de ces soi-disant « soutiens du Chef de l’Etat.» Imaginez un seul instant les conséquences si les partisans de Mboli-Goumba et ses amis avaient opté, eux aussi, pour la confrontation à partir du moment où ils avaient l’accord du responsable de ce terrain plusieurs jours avant. Ils tombent sous le coup de la loi, comme fauteurs de trouble
A quoi servent ces conseillers politiques du Chef de l’Etat ?
Cette mauvaise pratique a un nom : trahison du Chef de l’Etat par des courtisans dont leur vie pourrait immédiatement s’arrêter avec la fin de mission de Touadéra à la tête du pays ; puisqu’ils ne savent rien faire d’autre que créer des « association de soutien… » alors que de nombreuses parcelles de terre fertiles ne demandent qu’à mettre en valeur dans nos villages.
De cette trahison, nous y voyons au moins deux catastrophes : 1) l’image du Chef de l’Etat salie par cette fausse histoire du fait que certaine opinion dirait à juste titre que l’opposition est muselée en RCA ; et 2) la méfiance sur le dialogue tant souhaité par la classe politique et accepté de vive voix par le Chef de l’Etat.
PS : des observateurs lucides de la vie politique centrafricaine sont unanimes pour dire que dans les urnes, le Chef de l’Etat (ou même un candidat du parti MCU, proche du pouvoir) n’a personne en face, tellement « l’opposition politique est massivement rejetée par la population. » Ces conseillers devraient savoir et encourager ses opposants a se tirer elle-même une balle dans les pieds par des sorties peu courues comme celle du 31 mai à UCATEX… malheureusement l’entourage du Chef de l’Etat semble rempli d’incapables et d’imposteurs occupant abusivement des places n’étant pas les leurs.
Gilbert G. Mbakop
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