« Merci cher collègue pour les ordinateurs, mais je préfère de très loin apprendre à pêcher ; je souhaiterais voir un transfert de technologie au profit de ma ville »
Une délégation chinoise en Centrafrique ; le souligner n’est vraiment pas une information: les visites officielles des autorités chinoises en Centrafrique sont devenues une habitude diplomatique, fraternelle et de plus en plus régulière. Cette fois-ci, c’est dans le cadre de la diplomatie territoriale que HU Henghua, premier magistrat de la ville industrielle chinoise de Chongqing (au moins trois fois plus peuplée que Bangui), conduisant une équipe de collaborateurs, est dans la capitale et sous l’aile de l’ambassadeur de Chine en Centrafrique. Les membres de sa délégation et lui ont été reçus en grande pompe par son homologue, le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui. Durant le séjour qui s’est voulu « fructueux » de ces visiteurs de marque, un accord de jumelage s’est conclu entre les deux cités et sous le regard du Chef de l’Etat, lequel se trouve être « l’un de mes rares soutiens malgré des attaques, accusations injustes, méchantes et gratuites que je subis tout le temps » révèle le N°1 de la ville, serein et concentré sur le devenir de sa ville.
Cet accord (signé le 28 mars) qui entre en droite ligne dans le cadre de la coopération décentralisée est symbolisé par la construction d’un grand « pont » reliant Bangui et Chongqing ; les deux villes sont désormais guidées par une orientation basée sur leurs besoins respectifs. « Merci mon cher collègue, je préfère apprendre à pêcher ; une installation d’une usine d’assemblage d’ordinateurs à Bangui est de très loin préférable » En pensant à la jeunesse diplômée et en quête d’emploi, le maire de la capitale se soucie de l’avenir de ces concitoyens et le fait savoir en plaidant auprès de son hôte de marque pour un transfert de technologie entre les deux villes désormais sœurs jumelles.
Une visite marquée par de nombreux symboles :
29 mars, date commémorative de la mort de Barthélemy Boganda, premier Maire de Bangui et Père Fondateur de la République centrafricaine, ci-devant premier pays africain à reconnaitre la Chine Populaire ;
La signature de l’accord de jumelage entre les deux villes se passe avec Emile-Gros Nakombo, le 39è maire de la capitale, l’homme qui avait bataillé fort pour le rapprochement de la Chine et de la République centrafricaine après la rupture de liens diplomatiques entre les deux pays, suite à la reconnaissance (maladroite) de Taïwan par les autorités de l’époque. Homme d’affaires négociant des biens et matériels, le maire Nakombo n’était qu’un jeune homme d’à peine âgé de 25 ans.
Des cadeaux symboliques offerts à la Mairie ; et en retour le premier magistrat de la ville capitale lui offre à son tour (et aux membres de sa délégation) des paquets de cacahuètes préparés traditionnellement par des femmes résilientes et installées souvent dans les rues de la capitale, etc.
Récit: Gilbert G. Mbakop
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