« C’est dans ton village que tu pourrais donner le nom Touadéra à un marché ; ce n’est pas à Bangui que tu vas nous servir une « grossière flatterie » à l’endroit du Chef de l’Etat »
Comment a-t-il pu liguer une grande partie du personnel municipal et des populations de la capitale contre lui ? Comment en est-il arrivé à se faire détesté rapidement par presque toute la classe politique ? Comment expliquer que partout où il met son nez, des insultes et le dénigrement pleuvent à son endroit ? Comment expliquer qu’en huit ans à la tête de la mairie de Bangui, Emile-Gros Nakombo n’a presque pas bénéficié d’une seule petite manchette dans les journaux où il est présenté sous un beau jour ? C’en est beaucoup trop pour un seul homme.
La toute première décision politique prise par le président Touadéra, fraichement élu en 2016, est la nomination de l’un de ses concurrents à la présidentielle, en occurrence Emile-Gros Nakombo (moins de 1% de voix récoltée) à la tête de la maire de Bangui ; depuis lors ce dernier a toujours travaillé dans des conditions tumultueuses. Accusations et attaques par-ci, attaques et accusations par-là ; il ne répond presque jamais à personne… prenant ainsi de la hauteur, confirme l’un de ses rares fidèles. Si les insultes et les attaques pouvaient tuer, le patron de la ville serait déjà mort et enterré. Collecte des taxes au marché Km5 ? L’un des conseillers municipaux, appuyé par le Secrétaire général de la mairie en personne, y voit un détournement. Kwa ti kodro ? Beaucoup estime que le maire est un absentéiste notoire ; car « il ne met presque pas ses mains dans des ordures » comme le Chef de l’Etat le fait régulièrement en descendant sur le terrain, les samedis. N’importe qui peut sortir de son trou et créer une association de « soutien à Touadéra » et d’autres peuvent écrivent des livres pour « magnifier » sur les actions du Chef de l’Etat, il n’y a rien d’inconvenant; mais dès qu’il tente de baptiser le marché Pétévo, nouvellement réfectionné au nom du Chef de l’Etat ? Fidèle Ngoundjika prend la tête des mécontents frondeurs pour lui dire sèchement d’aller faire cette « grossière flatterie » dans sa ville d’origine.
La carte de visite d’Emile-Gros Nakombo est pourtant riche d’expérience et d’actions positives qui le placerait largement au-dessus de bon nombre de ses détracteurs : économiste, chef d’entreprise d’envergure internationale, des accords décrochés de hautes luttes auprès des partenaires internationaux au profit de la mairie de Bangui…
La rédaction
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