Grâce à l’équipe d' »avocats » du lycée Boganda, les femmes et des personnes en situation d’handicap « prendront part aux élections »

Dans la salle d’audience de la Cour pénale spéciale surchauffée, l’ambassadeur de l’Union européenne et le représentant du ministère de la Justice remettent les trophées aux finalistes de la 3ème édition du « Concours de plaidoiries, Droits de l’Homme, Cohésion Sociale et Moi »

Samedi, 22 février, la salle d’audience de la Cour pénale spéciale est prise d’assaut par des élèves en uniforme scolaire pour la plupart ; venus assister à la finale du « Concours de plaidoiries » mettant aux prises les lycées Bimbo et Boganda. Une scène émouvante attire l’attention : trois élèves du lycée professionnel Féminin sont en pleure (photo) : « nous avons été éliminées injustement en demie finale (la veille) ; et il a fallu les paroles consolantes de Mme Vanier, chargée de communication à la CPS pour qu’elles retrouvent le calme ; c’est l’image marquante du début des cérémonies. La même scène se reproduit à la fin, avec les larmes de Melle Saïdou De Gloire (Tle C au lycée de Bimbo) pleurant, elle-aussi, cette fois-ci pour avoir perdu en finale ; très ému, le Représentant de l’Union européenne s’est vu obligé de la prendre entre ses bras pour la réconforter. La déception de toutes ces jeunes filles témoigne l’engouement que les élèves ont pour ce Concours initié par le Centre d’études juridiques africaines (CEJA) ; et son Directeur, Patrick G. Lessène d’expliquer le pourquoi cette activité en milieu jeune « Ce concours a pour objectif d’aider la jeunesse à prendre conscience de ses potentialités et ses responsabilités dans la construction et le développement de notre pays ». Il bénéficie des appuis des ministères de la Justice et de l’Education nationale, des soutiens financiers de la ville de Genève (Suisse), d’Avocats sans frontière et de l’Union européenne. Le nombre des établissements privés et publics prenant la ligne de départ va croissant : 20 cette année, 16 l’an dernier et 08 lors de la 1ère édition. Après l’élimination progressive durant toute une semaine, le lycée Boganda arrache le 1er prix, succédant ainsi au lycée Saint Charles, vainqueur de la précédente édition.

Les élèves s’habituent déjà à cette compétition qui n’est autre qu’un procès fictif ; elle est entrée dans sa troisième édition ; avec l’aide d’un coach issu du milieu universitaire dans leurs préparations, les jeunes concurrents, par équipe et issus de différents lycées ont travaillé sur un sujet inspiré de l’actualité politique de l’heure : les élections. On attendait des finalistes qu’ils débattent de manière contradictoire et dans des conditions d’un vrai procès, s’appuyant sur les éléments de droit d’un pays imaginaire (Yayou) pour démontrer que les femmes et des personnes en situation d’handicap « ont le droit ou non de participer aux élections ». Le lycée Barthélémy Boganda a « séduit » les membres du jury par sa démonstration en faveur des femmes et personnes en situation d’handicap « parfaitement qualifiées à prendre part aux élections » ; contrairement au lycée de Bimbo qui a opté pour le contre.

C’est Olivier Beauvallet, vice-président à la Cour pénale spéciale qui s’est chargé de déclarer le lycée Boganda vainqueur, à la grande satisfaction de son proviseur, Mme Anne Yindoua et quelques-uns de ses élèves, en joie et présents dans la salle réservée au public. Pour clôturer la journée et avant la remise des trophées par Diego E. Paturel, l’ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne, entre autres, des certificats de participations sont distribués des mains des personnalités invitées donc Yao Agbetse, expert des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme en RCA.

Composition des équipes finalistes

Lycée Boganda : Guessouka Michaël élève en 1ère D, Kessia Wenceslas, 1ère D, Coach : Yameu Daniel A. enseignant chercheur en droit international

Lycée de Bimbo : Gueret Nzapa H. Dieudonné, Tle C, Saïdou De Gloire ; Tle C, Coach : Ebereyo Quintin, enseignant en droit et pré-stagiaire avocat au cabinet Bizo

Faits saillants :

En dehors des pleures de quelques perdants, Mme Silvia R, venue de sa Suisse natale a promené ses outils de reporter (caméra, appareil photos…) pour immortaliser tous les instants majeurs de l’évènement : des séances éliminatoires dans les établissements participants à la salle d’audience de la CPS pour la finale.Récit : Gilbert G. Mbakop

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