Les étudiants s’arment avant de se lancer dans un combat pour la Défense les droits humains

Le Projet porte un nom tropical : Gbou Kôkô (traduction, défendre) ; et se donne la mission de sensibiliser des jeunes étudiants à s’engager fermement pour le triomphe du droit

Ce sont des jeunes étudiants, inscrits à la Faculté des sciences juridiques et politiques à l’université de Bangui; ils veulent devenir DDH (défenseur des droits humains); vu la situation déplorable des droits humains dans le pays, il est urgent de rappeler aux uns et autres la primauté du droit sur la force et le droit comme limite au pouvoir politique ; surtout dans ce contexte où l’abus d’autorité gagne de plus en plus du terrain en Centrafrique ; alors que le pays a bel et bien signé et ratifié des traités internationaux, entre autres.

Pendant deux jours dans un atelier, seize étudiants (huit filles et huit garçons) ont reçu une formation qui leur a permis d’acquérir des compétences et des initiatives pour promouvoir et protéger les libertés, les droits individuels et collectifs dans l’ensemble du pays : «Je dispose désormais des connaissances essentielles sur les droits des femmes et les VSBG, ainsi que sur les droits des Peuples Autochtones » affirme fièrement Mlle Kokolo Mbolo Leslavine, étudiante en 1ère année de master option droit des affaires et des entreprises » point de vue partagé par Ndoko Evert Tanguy, toujours en 1ère année dans la même faculté qui complète avec enthousiasme : « cet atelier m’a rappelé l’importance de l’impartialité, collaboration et la confidentialité quand viendra le moment de la sensibilisation sur le terrain ; et comme tous les autres, j’ai pris connaissance des instruments internationaux et nationaux servant de protection ; ces outils vont me permettre d’identifier les principaux risques, les mesures et les possibilités d’action en fonction des différentes situations.»

Ils étaient 125 étudiants invités sur la ligne de départ, après un test de sélection, ces seize ont été retenus pour cette formation et vont encore passer un autre test pour huit places seulement ; et à la fin ces huit restants porteront alors un titre : DDH (défenseur de droit humains), parfaitement aptes à sensibiliser et toucher un cible d’au moins 950 personnes ; afin de renforcer la capacité de la société civile sur les notions de droits humains. C’est une formation financée par l’Union européenne (U.E) et menée par un consortium œuvrant particulièrement dans la promotion des droits humains : Avocats sans frontières (Belgique), URU et IFJD.

Récit : Gilbert .G Mbakop

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