Accusé d’atteinte à la sureté de l’Etat, Dominique Yandocka sort de sa prison le 20 décembre…pour affronter les juges de la cour d’appel

Le très médiatique député Dominique Yandocka sera défendu par quatre avocats devant la Cour criminelle de Bangui ; il risque gros

La deuxième session criminelle de la Cour d’appel de Bangui s’ouvre ce mardi, 03 décembre pour clôturer le 27. Trente trois accusés vont défiler devant la barre pendant près de 3 semaines ; et le plus connu d’entre eux est le très médiatisé député Yandocka Dominique Ephrem qui croupit en prison depuis plus d’une année. Les multiples sorties tonitruantes dans les médias de nombreux leaders politiques réclamant sa libération n’ont pas impressionné les juges d’instruction de son dossier, qu’ils estiment « lourd et grave ».Ces derniers sont restés droits dans leurs bottes ; et le ministère public « estime avoir suffisamment de preuves accablantes » contre le député élu du 4è arrondissement de la capitale.

A l’ouverture de cette deuxième session criminelle de Bangui, Moussa Daoud, Atahir Hamat,, Ahamat Al-Habib et Oumar Hamat ouvrent le bal des passages devant les juges ; mais le jour tant attendu par le public en général et le milieu politique en particulier reste le tour de Dominique Yandocka, classé 14è au tableau de passage et dans la salle des audiences de la Cour de cassation. Sauf cas de force majeure, il va passer devant les juges le 20 décembre ; et sera assisté par quatre avocats (Mes Golondo, Panda, Sombo- Dilibert et Nodokoli). L’élu de la Nation (dont le cas ne semble plus préoccuper ses collègues, vu le lourd silence observé qui entoure son cas maintenant) est accusé d’atteinte à la sécurité de l’État ; et ses avocats vont batailler dur pour que leur célèbre client n’écope pas d’une peine sévère. Ce qui est sûr et certain, sa carrière politique est plus que compromettante, ternie à jamais.

La rédaction

 

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