Le stade « 20 mille bars » redevient stade 20 mille places… sous la pression de la FIFA

 Le sommeil a quitté le directeur de l’ONASPORTS et son chef hiérarchique, le ministre de la Jeunesse et des Sports car les deux jouent très gros quant à la levée de la suspension ou non

Voilà huit bonnes années que le public sportif centrafricain n’a plus droit aux rencontres internationales ; le complexe Omnisport « 20 mille places », le seul stade de classe internationale, est suspendu pour mauvaises installations. L’Office nationale de gestion des infrastructures sportives (ONASPORTS) fait régulièrement l’objet de récriminations répétées pour sa gestion calamiteuse. Il y a six mois, ce complexe sportif avait totalement perdu sa splendeur initiale, certains le qualifiaient alors de fourre-tout : unités de fabrication et vente de tout type de glace, débits de boisson alcoolisée, passage obligé des vagabonds de la ville, lieu de rendez-vous des fumeurs de chanvre et des amoureux, même une église de réveil rappelait sa présence à travers ses tapages cantiques tous les dimanches… comble de cafouillage toujours est-il que le saccage sauvage des installations allait bon train.

Après sa suspension, les travaux de sa réhabilitation, constamment surveillés par le ministre en personne sont « achevés » ; et ne manque que la décision finale et imminente de l’équipe de pré-évaluation de la Confédération Africaine de Football (CAF), attendue à Bangui. Même pas un seul oiseau était visible au stade ce mardi matin (29 octobre), tous les portails sont hermétiquement fermés et les éléments de maintien de l’ordre postés aux entrées sont fermes : pas d’entrée jusqu’au 03 novembre. Pendant une semaine donc, le stade « 20 mille bars » redevient stade 20 mille places. L’arrivée des inspecteurs de la CAF n’est pas perçu de la même façon, dans la même sérénité par tout le monde ; Hervé Sévèrin Lidamon, le directeur de cette infrastructure et son chef hiérarchique, le ministre de la Jeunesse et des Sports Héritier Doneng vivent la peur au ventre et leur attente est glaciale : leur survit passe forcément par la levée de la suspension de ce stade construit par les Chinois et aux conditions d’amis, il y a une quinzaine d’années.

La rédaction

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