La Centrafrique toque à la porte des BRICS+, la Chine et la Russie doivent lui ouvrir la porte

« La Russie et la Chine doivent continuer de parler d’un seul et même langage, celui que tous les pays pauvres comme la RCA entendent »

Une trentaine de dirigeants du monde a assisté au Sommet des BRICS+ qui s’est tenu à Kazan en Russie, la semaine dernière ; un évènement international qui s’est achevé avec succès. Les cinq pays fondateurs et les nouveaux arrivants (donc trois pays africains, Égypte, Afrique du Sud et l’Ethiopie) se sont réunis autour de Vladimir Poutine pour chercher des voies et moyens pour imposer un nouvel ordre sur l’échiquier mondial, dominé outrageusement par l’OTAN depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les BRICS+ englobent plus de la moitié de la population sur la planète et pèse bien lourd : près de 40% en termes de produit brut mondial en valeur nominale. Les médias occidentaux avaient prédit l’échec de ce sommet en Russie, c’est mal connaitre le vent de changement qui balaie inexorablement la scène mondiale ; et canalisé par la Chine et la Russie ; lesquels alignent bien leurs positions sur le dossier Centrafrique, entre autres.

Ce que pense l’homme de la rue du duo Chine/Russie au profit de la Centrafrique

Pour que la RCA avance notamment vers son développement véritable tant attendu, la Chine et la Russie doivent s’implanter durablement ici pour empêcher le torpillage et l’exploitation inique de nos ressources par des anciens partenaires qui ont toujours agi avec perfidie. Pouvez-vous me montrer une seule entreprise de production et transformation créée par nos anciens partenaires employant 500 personnes ? Ça n’existe pas, pouvez-vous me montrer un seul ouvrage de taille moyenne comme les installations de Danzi, fait par le pays colonisateur depuis l’indépendance ? Ça n’existe pas. Notre développement n’est pas leur verre de vin. Mais on les trouve très souvent derrière des évènements d’abrutissement où l’alcool coule à flot.» Christophe, électricien à Kpéténé, rencontré au niveau du complexe Omnisports

« Je pense que les deux puissances là (Russie et Chine) doivent parler d’un seul et même langage, celui que tous les pays pauvres comme la RCA entendent, car la libération des peuples africains passe par l’éloignement des anciens partenaires de nos affaires internes. Savez-vous que tous les régimes qu’a connu la RCA depuis son indépendance étaient bien la volonté d’un pays occidental ; et ces régimes ne travaillaient que pour enrichir ce pays au détriment des Centrafricains. Plus de 60 ans et une seule université, c’est rageant. » Alain Bertrand, étudiant en master, Université de Bangui

Devenue fervente de la coopération multiforme, la Centrafrique n’est pas encore membre mais meurt d’envie d’y adhérer dans un proche avenir comme en témoigne l’ambassadeur Centrafricain en Russie. Depuis la visite, il y a quelques années, d’une délégation de cette nouvelle famille politique qui « fait peur » à l’occident, les Centrafricains attendent la concrétisation des sept projets clés retenus appelés à désenclaver le pays et améliorer ses relations avec le monde en générale et ses voisins en particulier.

Gilbert Gilles Mbakop, éditorialiste

 

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