Eloge Enza, 2 matchs seulement pour entrer dans l’histoire… comme Boganda

Et si c’est lui le messie que tout le peuple attend depuis 67 ans ?

Ancien footballeur qui a tout connu (gloire et déceptions), Eloge Enza le nouveau coach intérimaire des Fauves de Bas-Oubangui se trouve subitement propulsé au-devant de la scène avec un énorme challenge : entrer dans l’histoire en qualifiant les Fauves à la prochaine CAN dans une situation, difficile, désespérante même. N’étant comptable de rien, le nouveau sélectionneur peut tout oser, s’autoriser même la plus folle des audaces, d’autant plus qu’en sport les pronostics sont incertains et tout peut arriver ; même si la probabilité d’une qualification des Fauves est très faible.

 

Le scénario est déjà connu de tous : gagner les deux derniers matchs et croiser les doigts pour que le Gabon perde ses deux derniers. Et là le Maroc devient cet arbitre à qui on demande de jouer franc jeu, exactement comme il avait fait lors de la dernière CAN où il avait gagné un match sans enjeu pour lui, juste au nom du fair-play ; et cette victoire ouvrit alors la porte de qualification miraculeuse à la Côte d’Ivoire (pourtant donnée éliminée par tous les pronostics) avec un coach nommé la veille… on connait la suite. Le contexte est le même pour Eloge Enza, car cette histoire ivoirienne peut bien se répéter en Centrafrique avec une qualification miraculeuse pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.

Le défi est énorme et la responsabilité qui va avec est immesurable ; mais le public centrafricain composé de tout bord politique et tirant sa seule consolation collective autour de son équipe nationale serait prêt à tout donner pour voir enfin cette équipe participer à sa toute première phase finale de la CAN. On verrait alors un peuple debout, uni dans l’allégresse ; et on ne parlerait que d’un seul pays, la Centrafrique, sans faire allusion aux militants de MCU, URCA, MLPC, UNIR et autres. C’est ça la magie du sport (football en particulier) : unir les peuples. A vous de jouer à fond votre chance, Monsieur Enza. Qui sait ? Vous pouvez, espace de deux rencontres, rejoindre Boganda dans le cœur des Centrafricains.

Commentaire : Gilbert Gilles Mbakop

 

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