Le soutien de la BM quant au développement du capital humain en RCA

Financement. La Banque mondiale investit près de 145,2 milliards dans le capital humain en RCA

Paru le 05 février 2024

Le constat, en termes de capital humain en République centrafricaine, est alarmant : un enfant qui voit le jour aujourd’hui ne peut utiliser que 29% de son potentiel productif ; et en absence des mesures d’atténuation, la pauvreté se généralise. .. C’est dans ses locaux, le vendredi, 02 février et dans le cadre du point de presse mensuel que Guido Rurangwa , le représentant de la Banque mondiale (BM) en Centrafrique, entouré de certains de ses collaborateurs, et en présence des journalistes a fait sortir quelques  analyses et tendances peu glorieuses produites par la Banque concernant la Centrafrique.

Tout n’est pourtant pas perdu pour le pays dans la mesure où il pourrait tirer d’énormes bénéfices si et seulement si un investissement dans les systèmes  d’éducation, de santé et de  production sociale sont regardés de très près. La Banque mondiale (BM), fort du diagnostic de ses experts, exprime son soutien quant au développement du capital humain à travers différents projets qui lui permet de mettre la main à la caisse en déboursant 145,2 milliards pour venir à bout des problèmes que rencontrent l’Éducation, la Santé, l’Emploi et l’Autonomisation des femmes et des filles. Les ressources humaines qualifiées faisant défaut, le système éducatif est appelé à se développer pour stimuler la croissance économique, la Banque mondiale s’engage dans deux projets ; celui d’Urgence de Soutien à l’Éducation de Base et celui d’Appui au Plan de l’Éducation ; c’est ainsi que près de mille salles de classes ont été réhabilitées et construites et 1150 autres sont en cours de construction.

Les différentes crises qu’a traversées le pays ont anéantit les infrastructures sanitaires, plaçant ainsi le pays au dernier rang dans le domaine de la santé dans la zone CEMAC. L’intervention de la BM a permis au pays de couvrir gratuitement 42% de la population dans 15 districts de santé. Ajouté à cela s’ajoute le renforcement du personnel médical et de l’offre se soin. La RCA ne disposant pas d’une politique nationale de protection sociale, la Banque mondiale y a aussi pensé à travers des projets d’Appui aux Communautés affectées par les déplacements et le projet de Filet adaptatif et productif (Ndoyé) dans la mesure où le pays est toujours en proie à des conflits récurrents, à la volatilité politique et à l’extrême pauvreté.

Compte rendu: Ekollo

 

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