Le conflit d’agenda s’invite dans l’affaire Azor Kalite et ses quatre co-accusés à la Cour pénale spéciale

Le collectif des avocats du Corps spécial des avocats à la Cour pénale spéciale (CPS) serait à bout : le rythme et le calendrier des plaidoiries imposés à eux par la Section d’assises sont « intenables », estime Me Guy Antoine DANGAVO, l’un des avocats de la Défense dans l’affaire opposant le Procureur spécial à Azor Kalite et ses co-accusés. Le deuxième procès de l’histoire de la Cour pénale spéciale s’est ouvert sous une haute sécurité en début d’année par l’arrêt n° 14 du 23 octobre 2023. Renvoyée devant la Section d’assises par la chambre d’appel, cette affaire qui, au fil des débats, a déjà pris des tournures politiques pouvant impliquer certains dignitaires de la région où le délit a eu lieu. Pour l’instant, elle implique une dizaine d’inculpés, tous accusés de crimes de guerre, et crimes contre l’humanité dans le village Ndélé, au Nord de la Centrafrique. Azor Kalite (l’accusé principal) est bien présent dans le box des accusés, aux côtés de Charfadine Moussa, Oscar Oumar Wordjonodroba et Antar Hamat; quant aux autres inculpés, ils sont dans la nature, « en fuite. »
La dernière audience remonte au 30 août; elle visait à rendre la décision de la Cour à la requête du collectif des avocats de la Défense qui, par courrier du 15 août 2024, avait sollicité l’indulgence de la Cour pour un réaménagement du calendrier leur permettant de s’occuper, pendant tout le mois de septembre, à d’autres affaires devant les juridictions de droit commun. Le prochain rendez-vous est fixé au 04 novembre pour les plaidoiries des différentes parties.
.Gilbert Mbakop (avec la CPS)