Aide-toi et le ciel t’aidera DES REFUGIÉS CENTRAFRICAINS AU CAMEROUN MONTRENT L’EXEMPLE À SUIVRE EN SE PRENANT EUX-MEMES EN CHARGE

Aide-toi et le ciel t’aidera DES RÉFUGIÉS CENTRAFRICAINS AU CAMEROUN MONTRENT L’EXEMPLE À SUIVRE EN SE PRENANT EUX-MÊMES EN CHARGE

Certains sont nés au Cameroun et leurs parents y sont installés depuis 2004; ils fuyaient alors les exactions des groupes armés non contrôlés qui sévissaient dans la partie nord du pays ; le nombre de ces Centrafricains reconnus par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés présents au Cameroun est estimé à 92.000, repartis sur de nombreux sites dans la région Est/Cameroun, frontalière de la RCA. En plus du soutien du gouvernement camerounais, ces Centrafricains dont beaucoup sont dans la précarité reçoivent aussi le soutien des agences des Nations unies. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), travaille conjointement avec le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et cinq agences d’aide médicale pour réduire les nombres de malnutrition et de décès. Ils recevaient de temps en temps de nourriture thérapeutique et enrichie pour des personnes souffrant de la malnutrition, la distribution de vivres, des campagnes de vaccination, la distribution d’eau potable, l’installation de systèmes d’assainissement et la fourniture d’abris. Mais depuis quelque temps, la distribution des vivres par le HCR n’est plus une réalité même si d’autres agences et quelques ONG procèdent encore au suivi médical dans les différents sites. Dans ce contexte difficile, certains réfugiés se sont lancés dans les activités génératrices de revenus aux côtés des populations locales autochtones.

Sur des motos-taxis, dans les petites boutiques, dans les marchés, dans des champs et autres lieux de débrouillardise, ces Centrafricains sont très actifs. « Cela fait environ un an que le HCR ne nous vient plus en aide et au lieu d’attendre sur place, j’ai  emprunté de l’argent à l’un de mes amis afin de vendre les arachides. C’est avec le peu de bénéfice issu de la vente de ces arachides  que  je nourris ma famille. J’ai 7 enfants et deux femmes», témoigne un réfugié. Comme lui, beaucoup ne comptent plus sur le HCR pour survivre, ils ont bien compris qu’il faut compter sur soi-même car après avoir appris à pêcher, ils le font eux-mêmes pour survivre.

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