Echos du palais. JUAN REMY QUIGNOLOT RESPIRE L’AIR DE LA LIBERTÉ PROVISOIRE, APRÈS PLUS D’UNE ANNÉE D’INCARCÉRATION

Incarcéré depuis le 10 mai 2021, Juan Rémy Quignolot, ressortissant français croupissait encore en prison, depuis la semaine dernière, il goûte à nouveau à l’air libre mais il n’est pourtant pas sorti de l’affaire : cette liberté n’est que provisoire et il n’est pas exclu qu’il retourne encore prendre sa place en prison. Selon le parquet général, Juan Rémy Quignolot sera appelé à la barre lors de la prochaine session criminelle de ce mois d’octobre à Bangui, mais la justice a décidé de le remettre en liberté provisoire juste un mois avant l’ouverture de cette session. La libération provisoire de cet homme connu pour ses liens solides avec des milieux de la sécurité (militaire et privée) survient après son arrestation en grande pompe il y a quatorze mois et détenu au Camp de Roux à Bangui. Sa défense s’était déjà illustrée en dénonçant la prolongation de sa détention provisoire en « violation de l’article 97 du code de procédure pénale centrafricain ». Ce qui n’est pas de l’avis du parquet : « la détention de M. Quignolot était faite dans le respect de la loi et que sa prolongation était faite à la demande de sa défense »
Arlette Sombo Dibélé, avocate de Juan Rémy Quignolot refuse de parler victoire : « Il n’y a pas de triomphalisme, En matière de procédure, les règles sont d’ordre public. Ce sont des règles qui s’imposent aux juges. Et c’est une règle de procédure lorsqu’au-delà d’un an, si la procédure n’est pas motivée, on doit le relâcher. C’est ce qui a été fait. Il n’y a de triomphalisme de ma part, ni du parquet qui a soutenu que c’était à but humanitaire » poursuit-elle visiblement sereine Pour elle la « mobilisation est de mise » en vue de l’abandon total des charges qui pèsent sur son client.
« Nous serons à l’audience bien entendu, Il a été placé en détention provisoire sous huit chefs d’inculpation. Notamment, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, association de malfaiteurs et autres. Aujourd’hui, sur les huit, cinq sont tombés. Il ne reste que l’espionnage, détention illégale d’armes de chasse et détention illégale d’armes de guerre. Lesquels vont également tomber. Donc, nous serons à l’audience bien entendu » clame haut et fort Arlette Sombo Dibélé. Juan Rémy Quignolot avait tenté attirer l’attention sur son sort par une grève de la faim.