Bruits du couloir du palais. EN ARRÊTANT VIANNEY SEMNDIRO, LA CPS AJOUTE UN AUTRE GIBIER À SON TABLEAU DE CHASSE

Bruits du couloir du palais. EN ARRÊTANTVIANNEY SEMNDIRO, LA CPS AJOUTE UN AUTRE GIBIER À SON TABLEAU DE CHASSE

La CPS enregistre un nouveau client ; elle vient d’ajouter un autre nom à son tableau de chasse. Ce n’est pas n’importe puisque c’est un militaire de haut rang encore en activité et s’appelle Vianney Semndiro. Il est poursuivi pour de nombreux crimes, dont de « meurtres » et de « disparitions forcées », commis entre 2009 et 2013 lorsqu’il était le tout puissant patron de la prison militaire de Bossembele (surnommée « Guantanamo »), sous la présidence de François Bozizé. Les témoins qui y sont passés ou ayant reçu des échos de ce centre de tortures de sinistre mémoire, située à près 157 Km au Nord-ouest de Bangui sont amers : « les pires brutalités y étaient de règle ».

L’arrestation de cet officier de l’armée trace le schéma d’un procès pour plusieurs raisons selon des témoignages fiables donc l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH). « C’est lui qui avait la responsabilité de cette prison puisqu’il était le commandant en chef. Cela sous-entend qu’il est responsable des actes de torture et de violation massive des droits de l’homme ou de crimes contre l’humanité que lui reproche aujourd’hui la CPS. Ça a fait l’objet d’une documentation intense. Les ONG de défense des droits de l’homme nationales et internationales se sont penchées dès la première heure sur cette question. »

« Il y a des victimes qui sont encore vivantes, rappelle le responsable de l’OCDH. Les informations qui nous parvenaient de ses victimes laissent croire qu’il était à l’origine des nombreuses violations des droits de l’homme. Ces victimes sont encore vivantes pour certaines, d’autres seront des témoins oculaires par rapport à l’accusation, que la CPS a formulé contre ce monsieur. Nous, en tant que défenseur des droits de l’homme, ne pouvons qu’applaudir la CPS, mais nous encourageons la CPS à aller de l’avant et mettre la main sur d’autres criminels qui sont encore dans la nature.  Pour qu’effectivement, ils se mettent à la disposition de la justice et répondent de leurs actes. »

L’opinion sait un peu plus sur cette arrestation suite à un communiqué de presse de la Cour Pénale spéciale, rendu public il y a une semaine plus précisément le 30 septembre 2022.

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